L’intitulé du séminaire – Littérature latine de l’Antiquité tardive – recouvre un champ large, à la fois par les limites chronologiques de la période et par la diversité des approches possibles. Sur la question toujours discutée des bornes chronologiques, le cadre retenu s’étend du IIIᵉ au VIᵉ siècle : une longue période de transition, marquée à la fois par la continuité avec l’héritage classique et par l’émergence de formes culturelles nouvelles, en particulier liées à l’essor et à la diffusion du christianisme. Ce cadre correspond également aux auteurs fréquemment inscrits aux programmes des agrégations de lettres classiques et de grammaire.
Le patrimoine écrit de la période sera étudié sous trois angles complémentaires. Un angle d’abord philologique : l’étude littéraire des textes suppose la prise en compte des questions liées à leur établissement, à leur datation, leur localisation et éventuellement leur attribution, sans négliger les contextes de transmission. Une deuxième orientation concerne l’étude des doctrines véhiculées par les textes et le lexique qui leur est associé, avec une ouverture à l’histoire culturelle de la période, aux enjeux sociaux et politiques qui l’accompagnent. Une troisième orientation concerne la réception des textes : réception de la tradition classique dans les œuvres tardo-antiques, et postérité de la littérature tardive.
Une attention particulière sera accordée aux méthodes de recherche : comment éditer et traduire des textes parfois encore dépourvus de traduction en français, concevoir des instruments de travail, analyser des concepts philosophiques et théologiques, ou encore étudier formes et styles littéraires dans leurs continuités et transformations. Régulièrement, un aperçu de l’actualité de la recherche viendra compléter cette approche.
Programme du premier semestre : « La littérature latine chrétienne inconnue : traces, pertes et redécouvertes »- Enseignant: Laetitia Ciccolini