Ce séminaire collectif se propose d’explorer les nouvelles configurations de la littérature comparée à l’intersection de deux grands horizons critiques : d’une part, le paradigme de la « littérature mondiale », pensée à la fois comme espace géopolitique, plurilingue et postcolonial ; d’autre part, le « vivant », entendu dans ses dimensions biologiques, écologiques, sensibles et ontologiques. À l’heure où les humanités littéraires sont appelées à se redéfinir face aux bouleversements environnementaux et aux nombreuses crises géopolitiques, ce séminaire entend poser une question simple et ambitieuse : comment penser ensemble la littérature, le monde et les formes de vie ? Quelles lectures nouvelles permettent d’articuler la diversité des points de vue humains sur le monde à ceux des autres qu’humains de façon à rénover l’idée de cosmopolitisme ? Comment les œuvres mettent-elles en relation expériences de l’altérité, épreuves du monde, et vulnérabilités partagées ? Le séminaire croisera des approches issues de la critique écopoétique, de la philologie, de la poétique des genres littéraires, de l’épistémocritique, de la pensée queer et/ou décoloniale et de la pensée du droit tout en restant ancré dans une pratique comparatiste ouverte à l’étude des transferts culturels, aux relations interlinguistiques et aux analyses différentielles du commun des textes.