Résumé de section

  • Le parcours Sociétés Cultures Territoires se place en sciences humaines et sociales, et en géographies sociales et culturelles en particulier. Il est la suite et l’évolution de la longue spécialisation à la Sorbonne d’enseignant.e.s chercheur.e.s dans ces champs de recherche. 

    Jusqu’en 2024, ce parcours s’appelait Culture Politique et Patrimoine. Il était fléché « master recherche », ce qui, dans l’esprit de la réforme de l’enseignement supérieur votée en 2002 (mise en place entre 2003-06), ouvrait la porte au doctorat grâce à la production d’un mémoire (note 14 et + requise). Les « masters pro » étaient quant à eux basés sur une spécialisation dans des domaines variés. Toutefois, depuis 2015, la distinction entre les deux types de master n’existe plus en soi. Malgré tout, les masters pro subsistent, suivant certaines spécifications (stage obligatoires, alternance), et peuvent mener au doctorat ; quand un master dit recherche, qui comprend un mémoire, permet aussi une spécialisation. Doublement d’ailleurs. Car réaliser un mémoire permet, d’une part, de se familiariser avec la démarche et la rigueur scientifique (valorisable dans tous métiers) et, de l’autre, par le sujet choisi, d’acquérir une expertise sur un thème et des compétences variées (rédactionnelles, gestion de son projet, production et analyse de données, cartographie, autonomie, créativité, adaptabilité…). Soit une forme de spécialisation. Et ce mémoire permet toujours, pour ceux et celles qui le désirent, de poursuivre au doctorat.

    Le master Culture Politique et Patrimoine a été créé en 2006 avec « C » pour culture, car cela reflétait un développement important de la géographie humaine à la Sorbonne, idem pour le « P » de politique. Quant au 2e « P », il renvoyait à« patrimoine », un thème et une spécialisation de l’analyse culturelle développés au départ par l’ethnologue Jean-René Trochet. En fait, ce master reflétait – et continue de refléter – pour beaucoup les spécialisations et les intérêts de enseignant.e.s en place. 

    En 2025, le parcours Sociétés Cultures Territoires s’inscrit dans un master « mention » Géographie Aménagement Environnement et Développement (GAED). La formation est pensée dans une perspective plus « sociale et culturelle » autour de thèmes et de sujets variés (dont les enseignant.e.s sont spécialistes), en lien avec la société et le monde actuel. Ce parcours est construit autour d’enseignements, de travaux variés, de pratiques et la réalisation d’un mémoire qui permet aux étudiant.e.s d’explorer et d’approfondir un thème, un sujet de leur choix, sous l’encadrement d’un ou deux enseignant.e.s.

    L’état d’esprit de la formation repose sur la pratique d’une recherche originale, selon les motivations et aspirations de chaque étudiant.e. Tous les enseignements et l’accompagnement mènent soit thématiquement, soit méthodologiquement à cet objectif. Les mémoires qui sont soutenus peuvent apparaître impressionnants : plus d’une centaine de pages, mise en forme généralement excellente, etc. D’une façon, c’est impressionnant, mais dîtes-vous bien que ceux et celles qui ont réalisé ces mémoires ont eu la même réaction en entrant dans notre formation. Aussi, la réalisation d’un mémoire passe par deux mouvements, qui s’entremêlent : une démarche, scientifique, faite d’étapes et de choix, que l’on apprend en théorie et surtout par la pratique, et un cheminement personnel. Une démarche qui permet le « montage », le « design » le « bricolage » (eh ! c’est de Claude Lévi-Strauss) d’une recherche, car une recherche ne tombe pas du ciel : cela se construit. Un cheminement, car, cette démarche, ce mémoire, ont la capacité de transformer. C’est, dirons-nous, « transformatif ».

    (Texte remanié par Florence Huguenin-Richard d’après un texte original de Louis Dupont, Professeur de géographie culturelle émérite à la Sorbonne et ancien enseignant du CPP)