Section 6 : Le terrain en géographie
Résumé de section
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LE TERRAIN. La pratique du terrain est commune à plusieurs disciplines et domaines de recherche, comme l’anthropologie ou la sociologie. En géographie, le « terrain » a longtemps été connoté : il était l’équivalent du sujet d’étude. « C’est quoi ton terrain ? » signifiait : quel est ton sujet ? Le terrain était aussi l’ultime critère de scientificité de la géographie classique, vidalienne, pas de terrain, pas le droit de parler, disait-on. L’empirisme posait ainsi que tout observateur, « sur place », dans les mêmes conditions, verrait la même chose et dirait (écrirait) la même chose. Souvent descriptifs, accompagnés de croquis et de cartes, les textes étaient éloquents. Ils ont fourni à la géographie tout un vocabulaire, notamment pour la description du relief. Depuis, l’on peut dire que la place du terrain demeure importante, mais ce dernier a pris plusieurs formes, différentes orientations. Le terrain n’est plus le critère de scientificité, c’est une méthode, variée, d’amasser de l’information originale de première main (qualitative surtout mais aussi quantitative). De ce fait, il contribue à la validation d’une recherche.
Les pratiques du terrain sont variées et en constant renouvellement (voir la prochaine page). Les textes du dossier « terrain » abordent différentes dimensions. « Le terrain et le texte » (Calberac), texte théorique qui n’en montre pas moins qu’à l’évidence au retour du terrain, il « faut bien raconter quelque chose ». Les textes de Chapuis et Richardson étendent l’équation de l’espace, des lieux, des choses des gens, en lui ajoutant le concept de « performance ». Un autre texte, d’un collectif, fait le lien entre « représentation » et « incarnation », traduction de embodiment, comme quoi en certains temps et certains lieux, les gens sont, font, comme il est entendu. Enfin, le texte de Petit utilise le concept de bricolage pour éclairer la pratique du terrain. Les choses ne se passent pas toujours comme prévu, il faut faire avec, le terrain c’est aussi une exploration, des découvertes, des déconvenues, des surprises.
Pour en savoir un peu plus sur la dimension historique, voir le texte de P. Claval en libre accès : file:///C:/Users/v1070/Downloads/confins-8373.pdf
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Les pratiques du terrain sont variées, elle dépendent du sujet, des particularités du cas d'études, de la problématisation. Le terrain commence souvent par un pré terrain, où on peut voir et sentir les choses, délimiter le périmètre, l'espace-temps, les moyens mobilisés (enquête, entretien, observation participante, parcours accompagné, etc. ). Quoi qu'il en soit, il faut au préalable s'assurer de l'accessibilité au terrain...
Sur les pratiques du terrain, voir le moodle de Florence Huguenin-Richard, GEPRAT : https://moodle-lettres.sorbonne-universite.fr/moodle-2023/enrol/index.php?id=2056 :
"En géographie qualitative comme dans d’autres sciences sociales, le travail de recherche passe bien souvent par une étude de terrain. Cet enseignement, à visée méthodologique, permettra aux étudiant.e.s du CPP de mieux cerner ce que l’on appelle « un terrain de recherche », de découvrir les expériences de « terrain » d’autres chercheurs, de se familiariser avec les différentes techniques de collecte de données sur le terrain (observations, entretiens, parcours accompagnés, cartes mentales, démarches participatives), d’apprendre à mettre en œuvre et le bon usage des outils requis (carnets de terrain, grilles d’observations, grilles d’entretien, photos, vidéos, croquis, etc.), de réfléchir à la place et à leur rôle/posture sur un terrain. Nous aborderons la manière d’utiliser les données acquises et de les restituer dans un écrit scientifique, la manière de présenter un terrain à travers la..."
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