Dans la littérature qui leur est destinée, les chevaliers sont supposés ne pas aimer l’argent. Le vainqueur du tournoi dilapide aussitôt ce qu’il a gagné, et la qualité essentielle d’un baron est sa « largesse », qu’on peut définir comme une générosité ostentatoire. Pourtant, pour leur équipement, pour les chevaux, pour leur train de vie, les chevaliers ont besoin de revenus, qu’ils peuvent tirer de leur patrimoine ou du service qu’ils rendent à leur seigneur, quand ils ne se livrent pas au pillage des monastères ou des campagnes. À travers chansons de geste, romans de chevalerie, chroniques et documents de la pratique, il s’agira donc d’étudier la tension qui existe entre les chevaliers et l’argent.
- Enseignant: Xavier Helary