À la lecture de l’article, il apparaît que la capacité des plans à « guider » les marchés découle avant tout du contrôle effectif de l’État sur le capital. Le foncier, les entreprises publiques (énergies, transports) et surtout le capital financier constituent l’infrastructure matérielle qui rend possibles les objectifs fixés par les plans. Sans cette assise, les techniques administratives et les cycles quinquennaux seraient insuffisants. On peut même soutenir que la véritable force du système réside dans le capital d’État, la planification jouant un rôle secondaire : elle canalise et coordonne ce capital pour orienter l’économie vers les priorités politiques et stratégiques du Parti. Reste à savoir : existe-t-il des facteurs tangibles qui pourraient amener l’État à perdre le contrôle de ce capital ? Dans quelle mesure la planification resterait-elle efficace si ce contrôle venait à diminuer ?
L'article de Nathan Sperber aborde d'abord la question de la planification et démontre son évolutivité et son adaptabilité à des situations locales. Il décrit l'organisation et les actions concrètes pour que la planification ne soit pas qu'une annonce mais un réel objectif à atteindre pour toute la Chine. Cependant, l’auteur mentionne la volonté d’extraire de la pauvreté des millions chinois notamment ruraux. L’importance de ces disparités n’est-elle pas le signe que le pouvoir chinois prioritise avant tout la réussite du plan national (donc de l’économie de la Chine) au dépit de plans locaux/régionaux (donc des réalités d’une importante partie des chinois) ?
Dans sa deuxième partie, Sperber s'intéresse à la réalité de la planification chinoise dans une économie de marché. Il démontre que l’économie chinoise est d’abord un capitalisme mais gouverné par le parti-Etat. Comment le parti communiste met-il donc en avant cet aspect socialiste dans les discours officiels ?
Dans sa deuxième partie, Sperber s'intéresse à la réalité de la planification chinoise dans une économie de marché. Il démontre que l’économie chinoise est d’abord un capitalisme mais gouverné par le parti-Etat. Comment le parti communiste met-il donc en avant cet aspect socialiste dans les discours officiels ?