Cet article est une contribution historique aux études des politiques de civilité en Chine, marquées en grande partie par la sociologie et l'anthropologie, lesquelles expliquent généralement ces politiques par la tentative d'adapter la société à la libéralisation de l'économie dans les années 1990-2000. Cet article, quant à lui, à travers l'analyse de la campagne des "cinq insistances, quatre embellissements" mise en place au début des années 1980, met en lumière une logique tout à fait différente pour rendre compte des politiques de civilité en Chine. En effet, dans le cadre de la sortie de la logique révolutionnaire initiée après la mort de Mao, les politiques de civilité étaient destinées à étouffer le potentiel révolutionnaire de la société qu'avait fait naître la Révolution Culturelle.
- Si, comme le montre l'article, les politiques de civilité dans la Chine post-maoïste sont multiples et qu'elles répondent à des logiques distinctes, existe-t-il tout de même une continuité entre les politiques des années 1980 et celles des années 1990-2000 ? Et si oui, en quel sens y aurait-il continuité ?
- Le pouvoir cherche, à travers la campagne de février 1981, à panser les rapports sociaux qui avaient été trop brutaux pendant la période précédente pour stabiliser la société, mais cette campagne a-t-elle été effective ? Les rapports sociaux se sont-ils réellement améliorés par la courtoisie, et plus encore, cette campagne a-t-elle réussi à contenir les élans brutaux des individus ?
- Enfin, la campagne aurait ciblé principalement l'espace urbain et non rural. Quelles en sont les raisons ?