Li Xinwu propose dans sa nouvelle une critique ouverte de la Révolution culturelle. Il adresse une triple critique : (1) de la Bande des Quatre (2) du système éducatif pendant la Révolution culturelle (3) de la responsabilité collective des enseignants.
Chaque personnage est victime à un degré différent de la Révolution culturelle. Peu importe le statut, de l’élève ancien délinquant à la bonne élève en passant par les parents ou professeurs, aucun n’a été épargné par la Révolution culturelle.
- L’ignorance de Song Baoqi l’a entrainé dans la délinquance. Il est le produit d’un système qui a rendu le savoir inutile. Il symbolise la jeunesse détruite par une absence d’éducation et de culture.
- Xie Huimin est une bonne élève devenue dogmatique et ignorante à cause de la Révolution culturelle. Elle symbolise l’embrigadement des bons élèves par la Bande des Quatre. Son portrait est intéressant car très ambivalent : elle est à la fois victime du système mais aussi presque complice car elle le perpétue.
- Les adultes sont découragés (parents de Song Baoqi) et cyniques (Yin Dalei) : ils symbolisent la génération fatiguée et désorientée.
Zhang Junshi représente une forme de héros en tant qu’éducateur courageux qui a compris la nécessité de reconstruire la génération perdue pendant la Révolution culturelle. Li Xinwu n’est pas pessimiste quant à l’avenir de son pays.
Enfin, Lin Xinwu oppose deux modèles d’éducation soulignant le rôle clé du contexte familial dans l’appréhension de la Révolution culturelle et de ses conséquences. Il existe une dualité entre d'une part, une famille obéissant aveuglément aux directives du parti, sans esprit critique et d'autre part, celle qui continue à lire et à s’informer activement et applique la théorie marxiste (existence d'une pensée indépendante). Ce modèle familial se place donc comme meilleur que le précédent.